Autour des vins naturels
30 septembre 2015 | Anne de Buridan | Lire | Découvrir |
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La librairie des Éditeurs associés propose une sélection de livres autour des vins naturels. A lire et déguster sans compter.

Hier soir, rue Tournefort, dans la petite librairie des Éditeurs associés, on a causé fort tard autour de quelques livres et de quelques bouteilles. Mais le sujet se prêtait à ces longs débats autour de quelques verres : on y parlait de vin naturel.

Le vin a toujours été une alchimie. Il y a d’abord le terroir, le climat comme on dit en Bourgogne, là où la vigne plonge ses longues racines. Puis de la récolte, en fonction du temps qu’il a fait, on passe au travail en cuve, chaudron de fermentation où le sucre devient alcool, où le vin devient rouge. Arrive le temps des tonneaux. Le vin dialogue avec le bois et fermente une nouvelle fois. La bouteille achève ce travail pour quelques mois ou maintes années, au fond d’une crypte, que l’on nomme la cave.

Avec notre époque, cependant, l’alchimie est bien souvent devenue chimie tout court. Et le processus du vin, de la vigne à la cuve ou au pressoir, ne compte plus les intrants : herbicides, engrais, pesticides ; l’industrie du vin est devenue une industrie pétrolière comme les autres qui compte sur des produits de synthèse pour protéger ou encourager la vigne à pousser, voire à pisser. Dans la cuve, les sulfites aident à la conservation du vin... mais bien souvent donne mal à tête, tandis que les produits phytosanitaires donnent mal à la terre.

Le vin naturel tente lui de redonner vie à l’alchimie. De faire du vin un pur produit de la pluie, du soleil et des entrailles de la terre. Avec les aléas des saisons. Pas des produits normés pour un marché et des goûts contrôlés. Les viticulteurs qui s’engagent sur ce chemin renoncent donc à la plupart des herbicides, pesticides, ou engrais autres que naturels. Ils cultivent bien souvent en biodynamie. Mettent leur confiance dans les étoiles, dans les orties, dans la lune, et dans la main de l’homme : les vendanges se font manuellement évidemment.

Bref, dans nos temps incertains, nos temps d’extinctions, de pollutions, de destructions massives, les vins naturels tentent de renouer un dialogue fécond et respectueux entre l’Homme et la Nature.

Faut-il pour autant rejeter toutes les techniques viticoles classiques, renoncer à tout intrant chimique et pétrolier, ne pas mettre une pointe de souffre dans les vins ? Et là, nait le débat. Alors, on ne parle plus uniquement de vin. On cause civilisation. Et toute civilisation s’écrit dans des livres.

Manifeste pour le vin naturel de Antonin Iommi-Amunategui
Éditions de l’Épure.

Et pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans le voyage insolite et gourmands parmi les rebelles des vins naturels, les éditions de l’Épure proposent aussi un guide : Tronches de vins, le guide des vins qu’ont d’la gueule.

Les vins de la soirée étaient apportés par le caviste Philippe Cuq, le Lieu du Vin.


A lire sur le même sujet : S’en jeter un au Comptoir des Lettres

Tous ces livres sont disponibles à la Librairie des Éditeurs associés
10, rue Tournefort - 75005 Paris.



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