Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde
26 novembre 2019 | Alain Garabiol | En Une | Écouter | Voir | Satie |
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Une pièce de théâtre pleine de fantaisie nous plonge dans l’univers du compositeur Erik Satie

Scène d’ouverture : le musicien Erik Satie et une infirmière, au centre psychiatrique de Honfleur. Mais s’agit-il vraiment du compositeur ou bien d’un homme voulant prendre son identité ? La pièce "Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde" conte les épisodes marquants de cet artiste original, à travers une fiction fantaisiste.

L’infirmière le questionne sur sa vie, il répond tantôt sincèrement, tantôt par des pirouettes. Il évoque successivement son enfance difficile -sa mère est morte quand il avait six ans- sa haine des critiques incompétents qui ne l’ont pas compris, son grand amour pour la peintre Suzanne Valadon, ses relations difficiles avec les autres musiciens- il refuse ainsi de recevoir Francis Poullenc, venu se réconcilier avec lui- mais il garde cependant de la sympathie pour Claude Debussy, malgré des idées politiques opposées. Il a eu des amis célèbres, comme Cocteau, mais il est mort dans la misère.

Erik Satie a été avant-gardiste : il a créé les Gymnopédies, que l’on entend discrètement tout au long de la pièce. Personnage original et parfois loufoque, il a créé brièvement une religion dont il était le seul membre... Il a eu des failles, mais est fier de ce qu’il est, et pose la question : "Y-a t-il un lien entre manque et génie" ?

Cet homme singulier, qui garde une part de mystère, c’est aussi une silhouette : un homme grand, à bésicles et à chapeau melon, obsédé par son parapluie qui ne le quitte pas... sauf à la fin de la pièce.

La jeune femme, qui le questionne sur sa vie, parait au début douce et sensuelle, à son écoute, avant de révéler une personnalité tourmentée. Et, à l’issue de cette rencontre pleine de vérité, ils apparaissent tous deux comme des funambules dont l’équilibre est parfois fragile.

La pièce est onirique, fantaisiste, musicale, dansante... Laetitia Gonzalbes a écrit une pièce originale et signé une mise en scène dynamique et inventive. Et les deux comédiens s’investissent totalement, Elliot Jenicot habite pleinement le rôle d’Erik Satie et Anaïs Yazit interprète avec grâce le personnage féminin.

-Jusqu’au 4 janvier, du mardi au samedi à 19h au théâtre de la Contrescarpe, 5 rue Blainville, Paris 5ème. Tel : 01 42 01 81 88

Images : affiche : site internet la Contrescarpe



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