L’Homme et son environnement, partie II
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L’évolution de l’homme et de son environnement. Partie II.
Le manifeste d’un " climatoréaliste ", Jean Granat.

S’adapter ou disparaître : l’exemple des Præanthropus

Vers 3 Ma, la région le long du Rift (Afrique) est soumise à de fortes secousses tectoniques et à des éruptions volcaniques qui surélèvent la rive ouest du Rift à plus de 3000 m et la transforme en une barrière climatique qui empêche les pluies de passer. La sécheresse s’installe dans l’est du Rift qui se transforme en une vaste savane à graminées. Toute la vie de cette région change. Certains Præanthropus ont résisté à ces bouleversements tectoniques de 3 Ma. Ils devaient être porteurs de mutations neutres, conditionnelles, qui se sont extériorisées, révélées à cette occasion et leur ont permis de s’adapter rapidement à ce nouvel environnement, à ce nouveau mode de vie.
Le rôle de l’épigénétique sur l’expression des gènes dans ce changement de milieu a été certainement très important.

Le réchauffement climatique, une nouveauté ?

Non !
Il existe de nombreux travaux de spécialistes de par le monde qui ont étudié le climat depuis le début du réchauffement climatique il y a 11 Ka. Ces études et les graphiques publiés montrent un réchauffement en sinusoïde, avec des périodes où le réchauffement a été plus fort qu’actuellement, il y a 7 000 ans, 5 000 ans ou 1 000 ans.



Sur les graphiques, on se rend compte de la durée des glaciations et interglaciaires. Ainsi toute l’évolution humaine a été soumise à une douche écossaise de périodes froides (en bleu) et de périodes chaudes (en rouge). Ces variations climatiques entraînent des variations de faune, de flore et du niveau de la mer, comme cela a été expliqué dans la première partie de l’article.


Comme on le voit sur le graphique, chaque réchauffement coïncide avec des pics de CO2 élevés. Pendant les réchauffements, les forêts s’étendent. Avec la photosynthèse, les plantes en pleine lumière absorbent du CO2 et rejettent de l’O2. Elles prélèvent plus de dioxyde de carbone pour la photosynthèse quelles
n’en rejettent par la respiration. Chaque année, à l’échelle du globe, les 4 milliards d’hectares de
surface forestière transforment en biomasse 200 milliards de tonnes de dioxyde de carbone - soit
plus de 10 % du carbone atmosphérique.
La respiration humaine de 6,8 milliards d’individus rejette aussi du CO2. Les 6,8 milliards d’individus sur Terre respirent et émettent environ 3,5 milliards de tonnes de CO2 par an, soit 8,5% de l’émission anthropique.
Tout montre qu’actuellement nous sommes dans une phase de réchauffement : fonte des glaciers, augmentation du niveau de la mer. Les climatologues comme les glaciologues considèrent que la montée des eaux est inévitable, néanmoins ce n’est pas l’Homme qui a initié ce réchauffement il y a 11 Ka. 
Il est possible que, pour de multiples raisons, le réchauffement s’accélère mais en étudiant les graphiques rien ne le prouve. Il est problable que les catastrophes climatiques (cyclones, tsunamis, inondations, typhons) se sont aussi produites aux temps préhistoriques.


Est-ce que cette lutte pour limiter les gaz à effet de serre va arrêter le réchauffement climatique ?

Certainement non, ce réchauffement est dû à l’action planétaire, à la rotation de la terre, du soleil, et système planétaire, et continuera. La limitation des gaz à effet de serre pourra peut-être ralentir le réchauffement, mais non le stopper. Ralentir la température à 1°5 ne stoppera ni le réchauffement en cours ni la montée des mers.

Où aller ?

Aux temps préhistoriques, l’Homme bougeait, se déplaçait à la recherche de lieux d’habitation et de chasse plus cléments mais ces changements étaient très lents et l’espérance de vie étant faible, il ne s’en rendait pas compte.
Mais aujourd’hui, l’Homme a conscience de ce qui se passe et des conséquences du réchauffement en marche. Il le mesure. Mais les catastrophes annoncées ne se feront pas en un jour. C’est maintenant qu’il faut prendre des décisions.

Que faire ?

Face à ce changement climatique, l’Homme doit mettre ses talents à contributions pour permettre aux générations futures de s’y adapter. Il doit favoriser les recyclages non polluants, chercher des des plantes qui consomment moins d’eau, aux racines plus longues pour s’enfoncer plus bas dans les sols.
En Afrique et en Asie des travaux gigantesques sont en cours pour freiner la désertification comme la construction de « grandes murailles vertes ».
En effet, en 2050, c’est bien une « grande muraille verte  » formée de quelques 100 milliards d’arbres qui s’étendra le long du désert de Gobi pour contenir son avancée sur les terres cultivables. Le désert progresse de 2500 km2 par an.


À quand le retour du grand froid ?

Des calculs récents suggèrent que l’interglaciaire actuel pourrait être exceptionnellement long et durer encore 50 000 ans ! Et pas seulement en raison de l’augmentation des de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (André Berger et Marie-France Loutre dans La Recherche, n°368, octobre 2003). Il y aura sûrement des hauts et des bas. D’ici 2030, une nouvelle ère glaciaire va succéder à la période actuelle affirme Valentina Zharkova, un professeur d’astrophysique à l’université Northumbria (Royaume-Uni).
L’Homme s’est adapté sans cesse ; il n’y a pas de raisons qu’il ne continue pas. Des amis climatologues me traitent de « climatoseptique ». Je leurs répond non, j’essaie d’être « climatoréaliste ».

Jean GRANAT, Docteur en Sciences Odontologiques, Membre titulaire Académie Nationale Chirurgie Dentaire. Chercheur honoraire, CNRS-MNHN-UMR 7206 Eco- anthropologie et ethnobiologie, Département Hommes Natures Sociétés. Ex-Attaché en premier des Hôpitaux de Paris.



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