La grande histoire des studios Albatros
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Dans le cadre des journées du livre russe, découvrez ou redécouvrez la folle histoire des studios Albatros à Montreuil. Dans les années 20, quelques artistes russes en exil y trouvèrent un refuge et un espace de création.

Après la Révolution de 1917, de nombreux artistes, cinéastes et acteurs russes quittent la Russie pour se réfugier en France.


Le jeudi 2 février à 19h30, Rivages Russie Événements et les Journées du Livre Russe proposent, au cinéma Le Grand Action, (5, rue des Écoles – 75005 Paris) une soirée exceptionnelle dédiée aux studios Albatros de Montreuil.


Joseph Ermoliev, ancien distributeur des films Pathé en Russie et le producteur Alexandre Kamenka créent la maison de production Ermoliev-Cinéma qui devient, en 1922, la Société des Films Albatros avec pour devise « Debout malgré la tempête ». Quatre ans plus tard, Ermoliev part pour l’Allemagne et Alexandre Kamenka assure alors, seul, la direction des Films de l’Albatros. Produisant à l’origine des films tournés ou joués par les émigrés russes, la société Albatros produisit également à partir du milieu des années 20, des films de réalisateurs français, notamment de Jacques Feyder, Marcel L’Herbier, René Clair ou Jean Renoir.

Le documentaire de Jérôme Diamant-Berger et Jean-Marie Boulet, « Debout malgré la tempête » sera projeté en début de soirée. Il retrace cette aventure. Un débat avec J. Diamant-Berger et Patrick Kamenka, petit-fils du fondateur des studios Albatros suivra sa projection.

En deuxième, le public découvrira ou re-découvrira un film de l’âge d’or des studios Albatros, « Le brasier ardent » de et avec Ivan Mosjoukine, un des acteurs les plus marquants du cinéma muet. (Copie restauration Cinémathèque Française).

Ce film a marqué le destin d’un grand cinéaste français :

« Un jour, au cinéma du Colisée, je vis Le brasier ardent mis en scène par Mosjoukine et produit par le courageux Alexandre Kamenka des films Albatros. La salle hurlait et sifflait, choquée de ce spectacle si différent de sa pâture habituelle. J’étais ravi. Enfin, j’avais devant les yeux un bon film en France. Bien sûr, il était fait par des Russes, mais à Montreuil, dans une ambiance française, sous notre climat ; le film sortait dans une bonne salle, sans succès, mais il sortait. Je décidai d’abandonner mon métier qui était la céramique, et d’essayer de faire du cinéma. »
Jean Renoir, Mes années d’apprentissage, extrait de Écrits (1926-1971).

La projection sera mise en musique par le trio Makarenko. Anne Makarenko (piano), Micha Makarenko (balalaïka) et Pierre Makarenko (hautbois). Autour de la balalaïka, le trio Mararenko constitue un ensemble unique au monde. Cette soirée plongera le spectateur dans l’ambiance du cinématographe des années 1920 avec une petite touche russe apportée par la balalaïka de Micha Makarenko.

Source des images : wikipédia.



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