Le langage des tissus en Afrique
13 octobre 2015 | Anne de Buridan | Découvrir |
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Quand le tissu devient un véritable objet de communication, le wax règne en maître et son empire s’étend désormais au delà des frontières africaines.

Le textile est langage. S’habiller, c’est communiquer. Quand les dames ou demoiselles portaient des chapeaux, en France, elles y mettaient des rubans plus ou moins longs : les suivez-moi-jeune-homme attiraient le regard et faisait part des intentions de la porteuse du couvre-chef. Les jeunes hommes en retour avaient aussi leur façon de se faire suivre.

En Afrique, communiquer grâce au vêtement est devenu un art. Les imprimés du fameux wax délivrent leurs messages : politiques, avec les portraits de président, mais aussi, et surtout, amoureux, quand les motifs permettent aux femmes de faire comprendre leurs humeurs ou leurs intentions du jour à leurs maris ou prétendants.


Les wax sont des tissus cirés, fabriqués, pour les plus réputés d’entre eux, aux Pays-Bas ou en Angleterre. Leur origine remonte au XIXe siècle quand les Néerlandais enrôlèrent des Ashantis pour aller combattre les rébellions de Sumatra et de Bornéo. De retour au pays, actuellement le Ghana, ces soldats ramenèrent dans leurs malles les batiks indonésiens. Ils devinrent marchands et ces tissus imprimés grâce à une technique minutieuse de réserve à la cire firent vite fureur sur toute la côte africaine. Les anglais puis les néerlandais industrialisèrent la technique tout en faisant la promotion de ces tissus dans toute l’Afrique, notamment grâce aux missionnaires.

Aujourd’hui encore, le succès ne se dément pas. Le wax est de plus en plus à la mode et utilisé par de nombreux créateurs et stylistes, en Afrique ou ailleurs.
Jusqu’au 31 octobre 2015, la Maison de l’Afrique consacre une exposition à la collection de wax de Bernard Collet et à des créations plus contemporaine.

Maison de l’Afrique
90 rue Bonaparte, 75006 Paris
Exposition gratuite du lundi au samedi de 10h à 19h.



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