Offenbach’Ademy ou les "tubes" de l’opérette revisités
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Une jeune compagnie présente un florilège de l’œuvre d’Offenbach dans un spectacle résolument contemporain et plein d’énergie.

Reprendre le répertoire très codifié d’Offenbach, représenté souvent dans des mises en scène pleines de décorum et un peu poussiéreuses, pour l’intégrer dans une dramaturgie contemporaine autour du thème de la téléréalité : voilà le pari que relève avec brio la Compagnie du JAB depuis 2 ans maintenant. Ils reprennent leur spectacle Offenbach’Ademy pour 3 dates du 29 au 31/12 à 19h au Théâtre de Nesle

L’histoire est simple mais très efficace : Melissa Lepic (Mathilde Rogé), Gontran Montier (Guillaume Durand) et Ingrid de Kerauten (Sophie Hanne), issus d’univers que tout oppose, décident de participer au casting du jeu télévisé "Le Jeu de l’Amour et du Bazar". Une cagole écervelée, un puceau idéaliste et une bourgeoise délurée forment le cocktail explosif qui va ébranler au passage la paisible existence de Gwendoline (la pianiste et comédienne Katia Weimann), la chargée de casting.

À travers une série d’airs et ensembles empruntés aux œuvres d’Offenbach (Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Périchole, La Grande Duchesse de Gerolstein, Les Contes d’Hoffmann, Monsieur Choufleuri et la Vie Parisienne), chaque personnage va progressivement dévoiler sa vraie nature et exposer sa vision de l’amour, du couple, et de la sexualité.

Une grande partie des paroles des morceaux ont été réécrits avec humour par Guillaume Durand permettant ainsi de les intégrer dans un contexte modernisé et cohérent, tout en gardant des références subtiles aux textes originaux. Ainsi, le célèbre "Ah que j’aime les militaires ! " devient "Ah ! que j’aime l’humanitaire", grande déclaration d’engagement caritatif. Le spectacle plait donc à tous (des applaudissements fournis lors de ma venue) et particulièrement aux amateurs d’opérettes qui s’amuseront de ces clins d’œil.

Le reste du livret parlé, écrit par Mathilde Rogé et Guillaume Durand, regorge de jeux de mots et de situations comiques donnant ainsi un spectacle fluide et rythmé où l’on ne s’ennuie jamais.

Les trois chanteurs servent le tout avec justesse, drôlerie mais également des instants fugaces d’émotions, apportant ainsi de l’humanité (en sus de l’humanitaire...) à des personnages jamais caricaturaux. Les voix sont belles et bénéficient de techniques lyriques accomplies mettant en valeur la musique d’Offenbach, trop souvent laissée à des comédiens qui chantent à peu près. La pianiste Katia Weimann les accompagne avec brio et campe un personnage de chargée de casting qu’on aurait aimé un peu moins effacé.

La mise en scène, parfois un peu simple, permet néanmoins de se concentrer sur l’interprétation des personnages et parvient à tirer parti de la très jolie cave voutée du Théâtre de Nesle.

C’est donc un spectacle que je recommande aux novices comme aux connaisseurs et qui permet de s’amuser avec intelligence et finesse au moment des fêtes.

La compagnie présente également à 17h un nouveau spectacle Il faut partir... que je n’ai pas pu voir mais basé sur le même concept. À retrouver sur le site de la compagnie du Jab


"Offenbach’Ademy" du 29 au 31/12 à 19h au Théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle 75006
Réservations : Billetreduc
et
"Il faut partir..." le 31/12 à 17h, même endroit
Réservations : Billetreduc

Théâtre de Nesle
8, rue de Nesle, 75006 Paris



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