Visages de Verdun
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Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante. Pour commémorer la bataille de Verdun, des dizaines de visages de soldats regardent les passant sur les grilles du Panthéon.

"Eugène Fisson, mon grand-père, en 1915, a perdu une jambe et a gagné l’amour de sa vie. Car ma grand-mère était infirmière à l’hôpital, où il a été amputé."

"Henri Etasse, mon père, a quitté New-York pour les tranchées. Il a connu les pieds gelés et les gaz en 1916. Il sera l’interprète des GI’s en 1940."

"Lucien Sirdey, mon arrière-grand-père, avait triché sur son âge pour passer son brevet de pilote à 17 ans. A la fin de la guerre, il était le pilote de Kessel."

Trois témoignages sur des soldats de la Grande Guerre, parmi les dizaines d’autres qui sont présentés, avec leurs photos, sur les grilles du Panthéon et à la mairie du 5ème.

L’idée originale de cette exposition émouvante organisée par la mairie du 5ème et l’association Arts, Découvertes et Citoyennetés, est d’accoler aux photos des combattants de la Grande Guerre qui ont été tués ou ont survécu, la parole d’un de leurs descendants. Ces paroles sont des souvenirs sur ces ancêtres, ou un hommage à leur courage et à leur héroïsme.

Une partie des portraits est accueillie sur les grilles du Panthéon par le Centre des monuments nationaux.

L’autre partie, davantage axée sur la bataille de Verdun, dont le centenaire est commémoré cette année, est visible à la mairie du 5ème, salle du Souvenir, une salle inaugurée le 11 novembre 1930, en mémoire des habitants du 5ème morts pour la France. Une carte géographique, au sol, permet de bien situer Verdun. Et plusieurs panneaux thématiques rappellent la terrible bataille qui se déroula du 21 février au 18 décembre 1916. "Les orages d’acier", "À la recherche de la maîtrise du ciel", "Les gueules cassées" , "Les tirailleurs sénégalais", "La misère du combattant"...

Verdun, 300 000 morts, 60 millions d’obus...Ceux qui ont survécu en sont restés marqués à jamais, comme le rappellent des descendants, comme celui-ci : "Entré en guerre le 2 août 1914, mon grand-oncle en ressort très affaibli et si malade qu’il ne repartira pas et en conservera des séquelles toute sa vie."

L’exposition, labellisée par la Mission du Centenaire de la guerre 14-18, a lieu jusqu’au 30 novembre.


Lire aussi : Gueules ou les visages de la guerre



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