Les voyages singuliers de Martin de la Soudière
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Martin de la Soudière est un explorateur hors norme. Un ethnologue insolite qui va là ou personne ne va. Vous pourrez le rencontrer le 25 mars à 19h chez les Éditeurs associés.

Quand un chercheur ethnologue prend la clef des champs, et décide de raconter, à travers ses propres cheminements, ses émotions, voire ses émois. C’est le pari de Lignes secondaires. Travaillant de manière sensible dans les régions de montagne, à humer les ambiances des villages, à observer sur la longue durée les habitants de ces belles mais rudes régions de Lozère, à recueillir des histoires de vie singulières [1].

Il nous emmène cette fois, pour nous les faire lentement arpenter, sur ses propres chemins. En ethno-poète, pourrait-on dire, à la recherche de lieux minuscules plutôt que de beaux et somptueux paysages, il nous en propose ici une collection, puisés aussi bien dans son enfance dans les Pyrénées, dans ses voyages en train sur des lignes secondaires (Aurillac, Brive, Millau), et dans sa découverte, ravie mais apeurée, de la neige des montagnes.

Comme l’écrit Gilles Lapouge dans sa belle préface, notre ethnologue est un voyageur immobile. L’ouvrage s’achève sur le portrait d’un arpenteur… qui n’est autre que lui-même, qui s’immerge longuement, prenant son temps, dans deux ambiances ou mieux, deux moments précieux et rares, de ceux que nous traversons tous mais sans prendre le temps de nous y attarder : un restaurant-buffet de gare, insignifiant, mais dont l’arpenteur imagine la vie cachée ; et puis, un petit matin de juin, un jour de Saint-Jean, un ciel clair, un temps frais et déjà chaud, sa traversée d’un village improbable, minuscule, village aérien et minimaliste, du Plateau ardéchois : qu’y a-t-il découvert ?

Avec Lignes secondaires, Martin de la Soudière n’en est pas à sa première exploration intime de lieux ordinaires. Il y a plus de 30 ans, il explorait l’Hiver. Pas l’hiver des touristes et des sports, non ! Celui qui plonge des régions entières dans le silence, dans l’isolement et dans l’oubli. Là, des hommes vivent. Continuent de vivre malgré le froid. Dans la montagne de la saison froide, notre ethnologue visite un pays qui ne durera que quelques mois : l’hivernie, avec ses mots, ses habitudes et ses coutumes. Quand la neige crisse sous les pas, la culture de l’hiver fleurie dans un soleil glacé et l’ethnologue est là pour l’observer.

Publié chez Créaphis, l’Hiver, ethnologie d’une saison, sera en dédicace à la librairie des Éditeurs associés, le 25 mars à 19h.

[1dans Poétique du village, plus récemment paru, chez Stock

Les Éditeurs associés, 10 rue Tournefort, 75005 Paris.



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