Photographier l’âme de l’Angola
10 septembre 2016 | Anne de Buridan | Découvrir | Photographie | Angola |
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Originaire du Brésil, Mauricio Vieira a vécut en Angola où il a pu parcourir et saisir l’âme de ce pays. Poète du regard avant de devenir poète des mots.

Je dois l’avouer : ce ne sont pas vraiment mes photos. J’ai parcouru les endroits où elles ont été prises et je n’ai fait que déclencher mon appareil. Ces photos sont le résultat d’une collaboration, parce que j’ai été poussé en ces lieux par des voyageurs de jadis qui se rendirent en Angola. Le plus célébré d’entre eux est certainement le docteur et missionnaire David Livingstone, aujourd’hui plus connu pour la phrase “Doctor Livingstone, I presume.” Mais il y a aussi le regard d’un scientifique, Friedrich Welwitsch, botaniste autrichien qui ramena la Welwitschia mirabilis, cette plante immortelle du désert de Namibie, et le hongrois Laszlo Magyar, un romantique qui épousa la fille du roi angolais du Bié et explora, à sa demande, l’intérieur du pays.

C’est sur les traces de ces explorateurs que j’ai découvert ces lieux. Oserai-je prétendre que je partage avec eux ce même ineffable wanderlust de tout voyageur, cet aller au-delà de soi, de se perdre de soi-même, ce désir insatiable pour une essence de l’origine des jours, telle une épice vierge de l’imago mundi ?

Pour réaliser ces images, recueillis dans deux livres, A Árvore e a Estrela (2008), et Angola Soul (2011), j’ai eu ce privilège rare de bénéficier de la rééducation des yeux pour voir le monde de façon poétique comme m’a dit une fois Carlos Vergara. Depuis cette époque je n’ai plus jamais éprouvé le même désir de photographier et je me suis consacré à la poésie, muse que je courtisais déjà. Mais, durant ces quelques instants, la caméra à la main, je fus aussi ce poète.

Ce livre est disponible à la librairie Portugaise et brésilienne



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